Avertissement

Il est très probables que, durant votre visite sur ce blog, vous tombiez sur des propos à teneur xénophobe, raciste, sexiste, homophobe, nudiste ou que sait-on encore !!!
Sachez bien qu'en aucune façon, les auteurs ne pensent réellement tout ce qu'ils écrivent. Ces éléments ne sont que Satire et Provocation.
Merci de ne pas aller faire tout un esclandre de cela.

C'est ou ?

Naphtaholic par Nature ...

mardi 24 janvier 2012

Le Lifting de Mr Caryvhal #1

"Bonjour Monsieur Caryvhal !"
"B'jour"
"Vous avez passé une bonne soirée ? Y'avait quoi de beau à la télé ?"
"..."

Caryvhal est allongé dans son lit médicalisé. Son fauteuil à bascule tient lieu de table de nuit. La télévision dans l'axe de vision du lit et du fauteuil. Dans un coin des meubles ont été entreposés. Le salon est devenu la chambre de Mr Caryvhal. Serpentant sur le sol une multitude de câbles. Reliés à une multitude de machines. Toute excrétion de Mr Caryvhal est récoltée, analysée et archivée, jusqu'à la plus petite goûte de sueur. Les bienfaits de la médecine moderne, dit-on, la vie assistée.

"Bien, on va se mettre dans le fauteuil, histoire que je puisse faire le lit." Après avoir baissé les rambardes, elle entreprend de le soulever en passant ses bras en dessous de ses aisselles. Alors que sa tête penche en avant, un long filet de bave s'échappe. Il glisse un moment sur le pull de Caryvhal, avant de finir sa course sur le parquet en un choc sonore et humide. L'aide à domicile finit de l'installer puis ramasse prestement la bave pour en nourrir la machine idoine. Elle s'occupe ensuite du lit.

"Ce soir c'est Madame Larchet qui passera. Si vous avez un problème entre temps vous savez quoi faire. Au revoir Monsieur Caryvhal."
"Au revoir"
"Vous savez ... de me dire 'Au revoir' ne rattrape l'impolitesse de ne pas me répondre le reste du temps."

lundi 23 janvier 2012

Il était ... Mr Caryvhal

"On ne commence bien une journée qu'en se touchant le bout des pieds" avait pour habitude de clamer Mr Caryvhal. Mais depuis quelques années déjà, sa santé vacillante ne lui permettait plus guère ce genre d'exercice de souplesse. La maladie l'avait cloué dans son fauteuil, qui lui même avait été cloué au sol. Ses tremblements vifs d'agonisant avaient fini par proscrire la bascule. L'aide à domicile avait déjà dû changer par trois fois les clous de maintien du fauteuil, face à la violence de la tension exercée. Déjà s'entrevoyaient les avant-signes d'une quatrième tournée.

"Eh bien, Monsieur Caryvhal, grâce à vous je deviens de plus en plus bricoleuse ... c'est mon mari qui va être content !" depuis deux semaines qu'elle venait le visiter, elle n'avait jamais pu obtenir de lui autre chose qu'un 'bonjour' ou un 'au revoir'. Elle n'était pourtant pas une débutante dans le domaine. Des dizaines de vieux avaient déjà pu profiter de ses services. Mais elle sentait qu'elle allait pouvoir le classer dans la catégorie des plus revêches. On lui avait pourtant confié que, plus jeune, il avait accompli des tas de choses et que sa conversation risquait d'être intéressante. Qu'il était un témoignage vivant de premier choix d'un temps révolu.

Malgré les irréversibles ravages du temps sur son capital cutané, elle allait devoir trouver le moyen de le dérider.

mardi 22 novembre 2011

Depuis 1888 ...

Les épinards Maingret, la saveur de pépé !

     Ah si c'est pas beau d'avoir des produits d'antan encore de nos jours ! Ça sent la tradition et l'amour du travail bien fait. La passion transmise de générations en générations, de père en fils. Une petite page d'histoire, concentrée en un produit noble. Gage de qualité dans la masse des produits. De l'authentique sous film plastique. De la tradition dans la société de consommation ...

     Mais qu'en est-il réellement ? Authentique d'antan ou d'autant en toc ? Les marques ne s'inventent-elles pas un passé ? Un ancien employé d'une grande société témoigne, Jean-Philippe P., 47 ans, commercial :
     "La technique est assez simple ... vous achetez une vieille entreprise familiale en faillite ... un truc dans l'artisanat, c'est bien ... de préférence avec une belle façade et dans un village reculé ... on peut se permettre par les temps qui courent de finasser un peu héhé ! Une fois acquise, on change le statut ... et on aménage l'identité que souhaite la compagnie ... ça peut prendre une à deux années suivant les cas. On a donc au final un historique crédible, un nom et des vieilles pierres authentiques. Ensuite pour le lancement de la nouvelle vieille-marque on a deux solutions ... soit par le ventre, on gonfle les rayonnages à grande échelle histoire d'imposer comme une évidence le produit ... ça a tendance à marcher mieux si on étale progressivement ... les gens commencent à se demander s'ils ont le produit par internet ou autre, soit on a de la chance et on a une année de création d'origine proche d'un chiffre anniversaire ... c'est à dire en 5 ou 10, du coup lancement de packagings anniversaires donc ... et du chiffre à la clé."

H.D.

Illustration : Ferme d'Alexis Maingret, canton de Bressuire, Cerdo/UPCP-Métive

lundi 21 novembre 2011

Table des Matières

Je pense à cet homme dit pervers,
Ce bienfaiteur des vieux enfants,
De la progéria, tendre amant,
Qui donne du plaisir à des pierres.

Je regarde la lubrifiante vérité,
De cet amateur de bocal,
De sa passion du monde fécal,
Qui exhibe son intimité.

Je respire les mots enjoués,
De ce petit chef aux grands airs,
De sa logorrhée debonaire,
Afin de choquer l'"opprimé".

Je vomirai dans mes poumons,
Une bile glaiseuse aux lueurs de plombs,
Un caillot vert d'exhalaisons,
Une chape de suif et de goudron.

vendredi 18 novembre 2011

Dessiner dans Bouml


Bouml ... logiciel servant à la conception logicielle. Son interface est une petite merveille ...

Draw in Bouml

Bouml ... a software to software engineering. Its user interface is a wonder ...

lundi 17 octobre 2011

Le Saviez-Vous ? #2 - Blake et Mortimer


Le plus facile des "mots" à trouver : "Cul"

Peu de personnes le savent mais Edgar P. Jacobs était un petit peu mystique. En effet, au travers de ses bandes dessinées de la série Blake et Mortimer, il a caché ce que l'on peut appeler une phrase dont le sens échappe encore aux spécialistes de la cryptographie. Non seulement les "mots", comprendre groupes de trois lettres, sont disséminés sans apparente logique, mais une fois mis bout à bout, l'ensemble ne veut absolument rien dire. 
Le spécialiste Jean-Philippe Pingeot suppose que Jacobs, étant mort avant d'avoir fini "Les 3 Formules du professeur Satō", n'aurait pas eu le temps de placer la "clef" finale permettant de déchiffrer l'ensemble.

H.D.

Illustration : Extrait de S.O.S. Météores, tome 5 de Blake et Mortimer par E. P. Jacobs