Avertissement

Il est très probables que, durant votre visite sur ce blog, vous tombiez sur des propos à teneur xénophobe, raciste, sexiste, homophobe, nudiste ou que sait-on encore !!!
Sachez bien qu'en aucune façon, les auteurs ne pensent réellement tout ce qu'ils écrivent. Ces éléments ne sont que Satire et Provocation.
Merci de ne pas aller faire tout un esclandre de cela.

C'est ou ?

Naphtaholic par Nature ...

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vendredi 1 juillet 2022

Trépalisomnie - Dico IRL #01

\treˈpa.li.sɔm.ni\ féminin

  1. (Médical) Activité professionnelle inconsciente, qui a lieu pendant le sommeil.
    • Si tu écoutes la voix de ton maître, tu es un chien, alors soit maître de ta voix. Oncques tu ne devras succomber à la trépalisomnie sous peine de te froisser l'appendice glutéal. (Freud, Je sors chercher des clopes, Volume 2, Nouvelles Ecritures Teutonnes, 1939, p.158)
    • Bon, ok, j'admets, je fais de la trépalisomnie, pas de la sexomnie. — (Léo Grasset, Toute la vérité on va dire, YouTube)

mardi 3 mai 2022

Bonne Épiflandre !

Et oui, comme tous les 3 mai, c'est Épiflandre. Et quoi de plus beau pour cette fête du son moite que cet extrait de ce qu'Aimé Césaire en disait :

"En ce temps-là
le mot ondée
et le mot sol meuble
le mot aube
et le mot copeaux
conspirèrent pour la première fois"

Encore une fois, bonne fête à tous, avec en particulier une pensée aux tourangeaux qui de réputation fêtent ardemment Épiflandre.

mardi 18 juin 2019

Tanguy 2 - L'ultime retour - Monde // #01

    "Ça ressemble à un gros scénar !!!" - Première, Juin 2019

    Après quelques années de tranquillité, Édith et Paul voient débarquer chez eux, un Tanguy mal en forme, affaibli par la pollution de la Chine. Une chose est certaine, il est impossible pour ce dernier d'y retourner, sous peine de tomber gravement malade. Ses parents se retrouvent alors dans l'obligation morale de l'héberger, au moins pour un certain temps. Profitant que sa mère, ménopausée grignotant en permanence, et que son père, dépressif addict au chocolat, planquent dans chaque recoin de l'appartement des cochonneries pour ne pas se dévoiler à l'un l'autre leurs faiblesses, Tanguy commence à s’empiffrer sévère. Tant et si bien qu'il ne passe rapidement plus les portes, mettant à mal le plan de ses parents de le flanquer de force dehors. Désespérés, ils reçoivent un coup de téléphone, de la famille qu'il s'est créée en Chine, qui va tout changer. La femme de Tanguy leur apprend alors qu'elle ne sait pas où il est, et qu'elle a contacté les autorités locales, qui après enquête et multiples battues dans les environs, estiment qu'il n'y a plus d'espoir, et qu'elle n'en a plus non plus, qu'il a dû faire un malaise à cause de sa santé précaire et qu'il n'y a pas assez de chinois dans l'empire du milieu pour en fouiller chaque recoin. Alors que Paul s'apprête à lui révéler qu'il se trouve en fait chez eux depuis déjà deux mois, sa femme Edith l'en empêche. Elle a un plan. Si personne ne se doute qu'il squatte ici, peu importe de quelle manière il débarrasse le plancher. L'euthanasie des obèses et les scies de boucher n'ont pas été inventées pour rien ...

    -- Monde // : des "Et si" sur des choses.

mardi 18 juillet 2017

La grosse tête sans la prendre


Dans le désert social du quotidien, le seul recours est le bruit. Elle doit avoir 30 ans, le visage marqué par la misère elle en fait 40 au bas mot. Pour elle, chaque journée est une page blanche à remplir. Son joker "anti-panne de l'écrivain" et pour faciliter son choix journalier : Prendre le car. Ça restreint les destinations, et comme elle n'a pas le permis de toute façon ... Pis ça berce son môme, le matin en rab' de la nuit et l'aprem à l'heure de la sieste. Elle clame qu'il a 8 années. De loin il en paraît 4, et en s'approchant l'on constate qu'il a une de ces drôles de maladies qui font une tête trop grande sur un corps trop petit. Le peu qu'il glapit n'est intelligible que pour sa mère ou sa "tata", qui parfois les accompagne.
Finalement, l'option retenue jour après jour est invariablement la même. La destination est la capitale de la province. Le rêve qu'on touche du doigt en en devenant habitant par procuration. Elle raconte en effet à son fils depuis des semaines qu'ils vont bientôt s'y installer. Au fil du temps, l'enfant s'enthousiasme de moins en moins. Il a sans doute plus compris qu'elle, que jamais ils n'auraient les moyens de quitter leur "petite ville".
La discrétion ne fait pas partie de leur vocabulaire réduit, dû probablement à la panne permanente de l'ascenseur social. Et pire que la mort, on leur inflige l'oublie. On ne se souvient d'eux que parce qu'au fond ils sont bien utiles en bêtes à convertir les aides sociales en crédits à la conso foireux. Alors dans ce dépouillement qui vire au néant, il faut bien exister. Exister ... au final, ça ne tient pas à grand chose. Tout est dans l'attitude, dans les apparences. Le portable à bout de bras, on agite les mains et on gueule. Elle existe ... enfin ... sous la verrière du car. Son fils la singe, un gâteau jouant le rôle du smartphone. Ils emmerdent le monde. Certains les shushent pour essayer de les calmer. Qui serais-je pour leur demander, même poliment, de cesser d'exister ?
Dans le désert social du quotidien, le seul recours est le bruit.

dimanche 16 juillet 2017

Vrac #005


Variations Rituelles Autour d'un Constat
  • Liste de lecture :
    • La Caverne, de Arlette Babin
    • Edenwood is Dead, de Elle Hectraudépo
    • Le Saint-Frusquin, de Jacques Perron
    • L'estafette de Larbiere, de Otto Berfeßt
  • Quand ça casse : Un typographe rencontre un nain, il lui fait remarquer : "Vous êtes comme un chiffre elzévirien !"
  • Définition : terrorisme, subst. masc., Complot international des fleuristes pour vendre plus de fleurs entre deux 14 février.
  • Genèse 89-04 : Mais c'est pas de ma faute !! Quand j'étais petit, y'a une fée qui s'est penchée sur mon berceau et qui m'a proposée ce deal :
    • "Comme tu es un garçon, tu auras des bourses et deux paires de grand-parents. Mais pour jouir de ce pécule, tu dois choisir ta voie. Entre Voi ! et Cul !, laquelle te va ?"
    • "Euh ... va pour le cul."
    • "Qu'il en soit ainsi, à la Culture tu te dévoueras, mais point de Voiture tu ne conduiras !!!"

mercredi 9 juillet 2014

Je vais toujours aux chiottes à la même heure …

    … bah oui, c'est comme ça, depuis que je les ai time-lockées, c'est un peu chose obligée. Mais il ne faut pas croire, ce ne fut pas chose aisée. Verrouiller ses gogues dans le temps est assez trivial, mais de trouver le bon point d'ancrage l'est bien moins. Déjà, il faut que ça soit un point fixe, une chose qui à travers l'espace, le temps et les dimensions se produit toujours, un truc hyper stable quoi. Un peu comme il faut des fondations en béton pour un immeuble, en bien plus durable et significatif cependant. J'ai longtemps prospecté … extinction des dinosaures : tellement sujet à controverses que générateur de paradoxes, naissance de Jésus : trop mal documentée, bataille de Poitiers : difficile car géolocalisée approximativement, révolution française : bien trop étalée dans le temps, suicide d'Adolf Hitler : la date, le lieu, point Godwin de surcroît, bingo !

     Le reste fut un jeu d'enfant et vingt ans plus tard je ne perdais plus mon temps à aller aux toilettes. Même, j'avais plusieurs fois pu sauver ma peau dans mon cabinet, sa bulle temporelle me protégeant en plusieurs occasion en me faisant, avec elle, glisser de dimension. La première fois fut en 2016 dans ma dimension de « naissance », après une montée en puissance de la Russie, les Américains répliquèrent et l'Europe les séparant devint le territoire rêvé pour y dévier les attaques atomiques. C'est lors de la chute d'un obus sur mon immeuble que je me suis retrouvé dans une dimension en tout point semblable, dans mon appartement, en l'état quasi-identique. La seul grande différence était en fait que dans cette réalité je n'avais pas consacré vingt années de ma vie à transformer mon lieu d’aisance en capsule temporelle, j'avais préféré inventer un revêtement pour repousser la chaleur transmise par les vitres sans en atténuer la pénétration lumineuse. J'eus tôt fait de me débarrasser de cette pâle version de moi-même et de prendre sa place. Ses inventions avaient au moins eu le mérite de le rendre assez riche, mais aussi très grippe-sou, si bien que je me retrouvais assis sur un joli pactole. Il m’entraîna par contre dans une série de magouilles plus ou moins légales, et bientôt des créanciers furent à ma porte pour me demander des comptes. Enfin … ma porte … elle n'avait pas pu les arrêter bien longtemps. Toutefois alors qu'ils me retenaient dans l'espoir de me tabasser un peu avant d'éventuellement me buter, ils acceptèrent que j'aille me soulager aux waters. Grave erreur de leur part, sentant venir le danger à force de traîner dans les milieux douteux, j'avais pris soin de bourrer mon appart d'explosifs, afin, en cas de problème, de tenter de forcer la transition dans une autre dimension. Mon plan se déroula à merveille.

     J'atterris dans un tout autre contexte. Il n'était plus là question d'appartement d'habitation. Mes latrines étaient maintenant celles d'une usine, abandonnée, heureusement, et en sale état, malheureusement. J'avoue volontiers avoir eue à cet instant là quelques idées sombres, allant jusqu'à regretter la malignité m'ayant sauvé la vie. Lorsque soudain …
     « Hé ! Pssst ! C'est moi ! »
     Je relevais la tête étonné, un jeune homme d'une vingtaine d'années se tenait dans mes goguenots. Et en plus de sembler me connaître, il me ressemblait terriblement au même âge.
     « Qui es-tu ? Je suis certain de ne jamais t'avoir rencontré. »
    « Pas encore en effet. Je suis ton fils. C'est un peu compliqué mais je peux te dire que je m'en vais autolyser Hitler. »
     « Qu-quoi ? »
     « Dans quelques années tu vas trouver la preuve qu'Hitler ne s'est pas tué le jour de son suicide, je pars donc réparer ça pour éviter tout paradoxe avec les vécés. Et ne t'inquiète pas pour la causalité, tu vas oublier cette conversation jusqu'au moment ou tu accepteras que je remonte la time-line pour neutraliser la singularité dans la fabrique du temps. L'univers est tellement magique ! »
     « Mais ... »
    « Ne t'en fais pas pour moi, va plutôt explorer ta nouvelle dimension. Quelque chose me dit que tu ne devrais pas tarder à rencontrer maman. »
     Et déjà il était reparti. Après quelques bouffées d'air, je ne me souvenais plus de cette entrevue pour le moins déconcertante. Ma motivation, elle, avait par contre pris une toute autre ampleur. Me vint à l'idée que cette usine n'était pas si désagréable et qu'avec quelques travaux j'allais pouvoir y faire un loft confortable. En cas de coup dur, j'avais pris soin de garder une jolie somme dans le réservoir de mon trône, cela allait me servir.

     Sur la grille extérieure de l'usine, une pancarte jaunis « For Sale » et fort sale, m'appris non seulement que par miracle la négociation allait sans doute être plus facile qu'espéré mais aussi quel numéro de téléphone appeler pour pouvoir y parvenir. Après un bref coup de téléphone, il fut entendu avec mon interlocutrice, la propriétaire du lieu, que nous nous retrouvions quelques jours plus tard au bar du coin de la rue.
    Le jour j, j'allais me poser comme convenu dans l'estaminet voisin avec mon signe de reconnaissance, une broche nazi, fièrement agrafé à ma chemise. Elle devait en entrant s'approcher de moi et esquisser un salut du même ordre pour prendre contact. Ce qu'elle fit, avant d'ajouter :
      « Escusez, faut que j'aille vite fait aux cagoinces. »
     Je ne l'avais aperçue que subrepticement mais son visage m'était étrangement familier. A son retour du cabinet d'aisance, elle se présenta et en entendant son nom, je compris. Elle était moi, la version de moi de cette dimension. Et j'étais franchement pas mal, bien proportionnée du cul aux seins. La moitié la plus parfaite que je puisse espérer, moi, tout simplement. Je commençais à me courtiser, j'avais le même humour. Je me plaisais et la réciproque semblait vraie. Le feeling passait vraiment bien. Nous fîmes l'amour le soir même, bien que dans mon esprit cela s'apparentait alors encore à une forme d'onanisme trans-dimensionnel plutôt qu'à une forme réelle de procréation. De fil en aiguille, comme je n'étais un mauvais parti ni dans un sens ni dans l'autre, et qu'il faut le dire je m'aimais beaucoup, je m'installais avec mon autre moi pour mener vie commune.
      Peu de temps après nous officialisions notre couple auprès d'un maire assez déconcerté de marier deux personnes de physionomie si semblable et avec de surcroît le même état civil au sexe près. Il demanda même à son greffier quoi faire, celui-ci semblait penser qu'une coïncidence pareille était, certes, très troublante, mais trop apparente pour être une quelconque machination. Puis tout s’enchaîna. Les travaux de l'usine commencèrent, le loft pris forme. Il fut convenu de ne pas redécorer les commodités bien entendu.
      La suite ... je vous la laisse deviner. Je dois justement aller aux vatères.

lundi 26 mai 2014

Maître Divanović présente … #1

L’invention du Sac à main (extrait de “Toute une théorie”)


    Nous sommes en 1896 à Paris, l’époque bien qu’arriérée s’y connait déjà fort bien en confection de tous poils et porter le costume est chose de tous les jours. Dans une rue du Marais, un couple se promène à l’abris d’un parapluie et le garde à la main du bras par lequel il tient sa dame. Cette dernière surprend son propre reflet dans une flaque, son maquillage n’a point résisté à l’humidité.
    “Oh Jean, c’est affreux ! Mes babines ont terni et mes pommettes coulé.
- Voyons Marie, ne vous emballez point, n’avez vous pas sur votre personne le nécessaire pour vous remettre en beauté ?”
    Elle s’empare alors d’un poudrier niché dans les replis de sa robe, se repoudre et au moment de fermer la boite, la laisse échapper de ses mains.
    “N’ayez crainte, ma douce j’ai rattrapé l’affaire dans les replis de notre pébroque.” Car oui, à l’époque, il était d’usage d’employer ce terme. Marie, soulagée, se saisit alors de son nécessaire de rouge à lèvre, afin de continuer son ouvrage, elle s’en imprègne les babines et une fois de plus, laisse échapper ce qu’elle tient.
    Pierre son futur amant et vieil ami d’enfance qui passait par là, observe la scène de Jean rattrapant au vol la seconde babiole.
    “Bien le bonjour, les tourtereaux, que m’est-il plaisir de vous rencontrer. Et quelle habileté la personne de Jean m’a donnée à voir.
- Salutation à toi aussi mon cher Pierre, la grâce t’accompagne, l’adresse demeure à Jean.”
S’en suit une myriade de politesses que tout bon français de l’époque sait pratiquer.
    Nous en arrivons alors à l’instant clef, l’instant déterminant, celui par lequel Marie change la face de l’histoire et le destin de Pierre. L’homme qui changea à son tour l’histoire de la femme !
    “Entre nous, toute dame qui se respecte aime à avoir sur elle son nécessaire à beauté, en plus éventuellement de bagatelles, que nous fourrons dans nos trop rares poches de robe.” Et désignant le parapluie au bras de son Jean : “Il serait grand aise de pouvoir disposer de pareille besace à ceci près qu’elle pourrait se clore et que la poignée serait en matière plus douce que le bois de ce pébroc.
- J’entends bien votre requête, l’idée me semble d’intérêt. Je vais faire demander à mon tapissier-garnisseur ce qu’il peut faire lui qui est fort habile de ses doigts.
- Merci Pierre.”
    Deux heures plus tard, le sac à main naissait.