Avertissement
Sachez bien qu'en aucune façon, les auteurs ne pensent réellement tout ce qu'ils écrivent. Ces éléments ne sont que Satire et Provocation.
Merci de ne pas aller faire tout un esclandre de cela.
C'est ou ?
Naphtaholic par Nature ...
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vendredi 22 mars 2019
dimanche 10 mars 2019
mardi 18 juillet 2017
La grosse tête sans la prendre
Dans le désert social du quotidien, le seul recours est le bruit. Elle doit avoir 30 ans, le visage marqué par la misère elle en fait 40 au bas mot. Pour elle, chaque journée est une page blanche à remplir. Son joker "anti-panne de l'écrivain" et pour faciliter son choix journalier : Prendre le car. Ça restreint les destinations, et comme elle n'a pas le permis de toute façon ... Pis ça berce son môme, le matin en rab' de la nuit et l'aprem à l'heure de la sieste. Elle clame qu'il a 8 années. De loin il en paraît 4, et en s'approchant l'on constate qu'il a une de ces drôles de maladies qui font une tête trop grande sur un corps trop petit. Le peu qu'il glapit n'est intelligible que pour sa mère ou sa "tata", qui parfois les accompagne.
Finalement, l'option retenue jour après jour est invariablement la même. La destination est la capitale de la province. Le rêve qu'on touche du doigt en en devenant habitant par procuration. Elle raconte en effet à son fils depuis des semaines qu'ils vont bientôt s'y installer. Au fil du temps, l'enfant s'enthousiasme de moins en moins. Il a sans doute plus compris qu'elle, que jamais ils n'auraient les moyens de quitter leur "petite ville".
La discrétion ne fait pas partie de leur vocabulaire réduit, dû probablement à la panne permanente de l'ascenseur social. Et pire que la mort, on leur inflige l'oublie. On ne se souvient d'eux que parce qu'au fond ils sont bien utiles en bêtes à convertir les aides sociales en crédits à la conso foireux. Alors dans ce dépouillement qui vire au néant, il faut bien exister. Exister ... au final, ça ne tient pas à grand chose. Tout est dans l'attitude, dans les apparences. Le portable à bout de bras, on agite les mains et on gueule. Elle existe ... enfin ... sous la verrière du car. Son fils la singe, un gâteau jouant le rôle du smartphone. Ils emmerdent le monde. Certains les shushent pour essayer de les calmer. Qui serais-je pour leur demander, même poliment, de cesser d'exister ?
Dans le désert social du quotidien, le seul recours est le bruit.
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dimanche 23 avril 2017
mardi 18 février 2014
L’innommée (Pièce 1)
L’innommée était à bas, sur le bord d’une rocade. Elle avait le regard vif, sûr d’elle. Un sourire de hargne aux lèvres. C’était le moment quelconque parfait pour entreprendre ce qu’elle voulait faire. L’instant i de l’ensemble infini des non-évènements. Elle s’apprêtait à y aller, les bras en extension pour se soulever de terre. Un camion fut plus rapide et l’entraina dans son sillage, la voiture qui suivait ne put rien faire pour l’éviter.
A la brigade routière, on rigolait bien devant les épisodes d’Alerte Cobra. Il faut dire qu’ils sont cons ces allemands. Un type vole un sac à main et les voila partis à détruire des dizaines de voitures sur l’autobahn. Des génies, depuis Derrick on avait pas fait mieux. Les missions réelles des agents étaient bien moins bandantes et moins glamours. Il s’agissait souvent de rassembler des bouts de corps dispersés dans les ravins alentours des accidents. Et aujourd’hui encore c’était le cas, une jeune fille avait joué du bumper en plein trafic. Les viscères de l’innommée bloquaient la circulation à la manière d’un ruban plastique de chantier. Un convoi d’importance était en approche, il fallait au plus vite faire le ménage.
Le légiste avait toujours le mot pour détendre : “Bah, au moins, elle est fraiche et en bonne santé. Ça pue pas et vous avez pas eu à me ramener une tonne de graisse comme avec l’obèse de mardi dernier.” Mais il ne s’attendait pas à ce qui allait suivre. Il ne pouvait se douter qu’une fois rapiécée, le souffle de l’innommée allait repartir. Alors ça, clairement pas ...
TekVila présente L’innommée
A la brigade routière, on rigolait bien devant les épisodes d’Alerte Cobra. Il faut dire qu’ils sont cons ces allemands. Un type vole un sac à main et les voila partis à détruire des dizaines de voitures sur l’autobahn. Des génies, depuis Derrick on avait pas fait mieux. Les missions réelles des agents étaient bien moins bandantes et moins glamours. Il s’agissait souvent de rassembler des bouts de corps dispersés dans les ravins alentours des accidents. Et aujourd’hui encore c’était le cas, une jeune fille avait joué du bumper en plein trafic. Les viscères de l’innommée bloquaient la circulation à la manière d’un ruban plastique de chantier. Un convoi d’importance était en approche, il fallait au plus vite faire le ménage.
Le légiste avait toujours le mot pour détendre : “Bah, au moins, elle est fraiche et en bonne santé. Ça pue pas et vous avez pas eu à me ramener une tonne de graisse comme avec l’obèse de mardi dernier.” Mais il ne s’attendait pas à ce qui allait suivre. Il ne pouvait se douter qu’une fois rapiécée, le souffle de l’innommée allait repartir. Alors ça, clairement pas ...
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vendredi 14 février 2014
Saccage en Règle (SDF #2)
Putrasse, la misère. Cette fois c'en était trop. Non seulement je ballotais comme une burne au bout de son spermiducte, mais en plus maintenant un connard me serrait le kiki avec vigueur !!! J'avais pas eu une enfance facile, mais depuis mon arrivée en Europe, j'avais espéré qu'on me traite un minimum correctement. Pas me faire agresser par le premier inconnu venu.
Je suis né en Chine, non loin de Pékin, dans la campagne industrialisée alentour. Oui, je vous vois venir à me traiter de bridé, je préfère dire que je suis plissé. Bref, je vous passe les détails des conditions de ma venue au monde, ce fut à base de sueur, d'huile de coude et pas au top niveau sanitaire. Il y a des caricatures qui, au final, n'en sont pas. Mes premiers jours furent comme une promenade interminable d'arrière-salles d'usine en cagibis de fermes. Dans les conditions économiques que l'on connait, je fus vendu très jeune, à un trafiquant. Je n'en veux pas à ceux qui ont fait ça, je vis avec, et me trouve très bien en Europe. Mon acheminement passa comme un colis à la poste, circuit habituel par les terres avec pots de vin aux différents barrages douaniers. Le 24 décembre j'étais sur un marché en Italie, le 30 dans un coffre et 6 Janvier en France, pour ma nouvelle vie en plein air.
Veselina : "Mais lâche mon sac, connard !"
Ma proprio avait lancé cette gueulante sans même bouger un orteil. Elle était droite et fière comme une serbe. Ce qui, soit dit en passant, était le cas. Et alors que le connard en question essayait de me tirer de toutes ses forces, entrainé par son propre poids et comme un pivot autour de Veselina, il se brisa le cou sur le bitume.
Je suis né en Chine, non loin de Pékin, dans la campagne industrialisée alentour. Oui, je vous vois venir à me traiter de bridé, je préfère dire que je suis plissé. Bref, je vous passe les détails des conditions de ma venue au monde, ce fut à base de sueur, d'huile de coude et pas au top niveau sanitaire. Il y a des caricatures qui, au final, n'en sont pas. Mes premiers jours furent comme une promenade interminable d'arrière-salles d'usine en cagibis de fermes. Dans les conditions économiques que l'on connait, je fus vendu très jeune, à un trafiquant. Je n'en veux pas à ceux qui ont fait ça, je vis avec, et me trouve très bien en Europe. Mon acheminement passa comme un colis à la poste, circuit habituel par les terres avec pots de vin aux différents barrages douaniers. Le 24 décembre j'étais sur un marché en Italie, le 30 dans un coffre et 6 Janvier en France, pour ma nouvelle vie en plein air.
Veselina : "Mais lâche mon sac, connard !"
Ma proprio avait lancé cette gueulante sans même bouger un orteil. Elle était droite et fière comme une serbe. Ce qui, soit dit en passant, était le cas. Et alors que le connard en question essayait de me tirer de toutes ses forces, entrainé par son propre poids et comme un pivot autour de Veselina, il se brisa le cou sur le bitume.
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vendredi 29 mars 2013
mercredi 6 février 2013
mercredi 20 juin 2012
Torticollis Brothers
“He is dead … stone dead …” said a big bloke in a brown costard.
“One more stone in the graveyard … that's so mundane.” had replied a black boy.
Both were staring at a tomb. And riding the tombstone, was a dead guy, the head to the sky, in a weird posture. The night on the cemetery was cold, literally dead cold.
“So Nigga … it’s the third in a week, what do we do ?” he frowned his eyebrows.
“I don’t know Chubby … I haven’t the faintest effin idea …Let me drive ...”
Meanwhile, in the nearby city, in a busy street, asian twins waited something. Or somebody maybe. They were ogling each pedestrian insistently.
“Perhaps this one, what do you think ?” the twin with the nose twisted to the right asked.
“Too tall. And I don’t like his ears. What about her ?” the twin with the nose twisted to the left grinned. His mustache wriggling like a rat one.
“Righto. Let’s grab her, Lefty.” Already the two shapes vanished.
Nigga and Chubby were driving a kind of Jeep to the city. They thought. Sorta.
“So Nigga … what an exhausting day … PlumpApples Cabaret or Santa Beerhouse ?”
“Dunno Chub … why not try …. hmmmm … the …. the CandyCabbage ?”
“Ya … let’s go … turn now … it's a shortcut of mine …”
The back street was dirty and gloomy. Rats running away. Some of them killed by the car, speckling in red its pink bodywork. The speed was out of limit.
A girl ran from alley to alley. Behind her, the asian twins lurked in the shadows, following her swiftly but nevertheless quietly. Their noses wriggled, each one in a direction. Suddenly, emerged a car from nowhere, at a tremendous speed. Mowing the girl down. She was flying like in slow motion for a moment. And she fell badly.
Meantime, the asian twins had watched the lift of the girl. And they both had turned their heads as she passed over them. One to the left, the other to the right. They were standing, their necks twisted. In a bad, really bad, stiff neck. They would be dead soon.
“Two more … aah … shit ...Torticollis Brothers strike again …” muttered Nigga.
“I dink, it’s time to go … to travel …” Chubby seemed anxious.
“Agree …. better leave quick … to the desert …” They both nodded.
The car expelled heavy dust clouds. And as they moved fast, a cowboy hat was peeling off the ground. Winging graciously to the top of Nigga’s head.
“Hey ! What ?” and after a quick look in the rear view mirror “Oooh yeaah !!!”.
Whatever the disguise, we remain the same.
“One more stone in the graveyard … that's so mundane.” had replied a black boy.
Both were staring at a tomb. And riding the tombstone, was a dead guy, the head to the sky, in a weird posture. The night on the cemetery was cold, literally dead cold.
“So Nigga … it’s the third in a week, what do we do ?” he frowned his eyebrows.
“I don’t know Chubby … I haven’t the faintest effin idea …Let me drive ...”
Meanwhile, in the nearby city, in a busy street, asian twins waited something. Or somebody maybe. They were ogling each pedestrian insistently.
“Perhaps this one, what do you think ?” the twin with the nose twisted to the right asked.
“Too tall. And I don’t like his ears. What about her ?” the twin with the nose twisted to the left grinned. His mustache wriggling like a rat one.
“Righto. Let’s grab her, Lefty.” Already the two shapes vanished.
Nigga and Chubby were driving a kind of Jeep to the city. They thought. Sorta.
“So Nigga … what an exhausting day … PlumpApples Cabaret or Santa Beerhouse ?”
“Dunno Chub … why not try …. hmmmm … the …. the CandyCabbage ?”
“Ya … let’s go … turn now … it's a shortcut of mine …”
The back street was dirty and gloomy. Rats running away. Some of them killed by the car, speckling in red its pink bodywork. The speed was out of limit.
A girl ran from alley to alley. Behind her, the asian twins lurked in the shadows, following her swiftly but nevertheless quietly. Their noses wriggled, each one in a direction. Suddenly, emerged a car from nowhere, at a tremendous speed. Mowing the girl down. She was flying like in slow motion for a moment. And she fell badly.
Meantime, the asian twins had watched the lift of the girl. And they both had turned their heads as she passed over them. One to the left, the other to the right. They were standing, their necks twisted. In a bad, really bad, stiff neck. They would be dead soon.
“Two more … aah … shit ...Torticollis Brothers strike again …” muttered Nigga.
“I dink, it’s time to go … to travel …” Chubby seemed anxious.
“Agree …. better leave quick … to the desert …” They both nodded.
The car expelled heavy dust clouds. And as they moved fast, a cowboy hat was peeling off the ground. Winging graciously to the top of Nigga’s head.
“Hey ! What ?” and after a quick look in the rear view mirror “Oooh yeaah !!!”.
Whatever the disguise, we remain the same.
vendredi 15 juin 2012
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Eric n'y tenait plus. Dans son jean délavé, une agitation profonde régnait. Chose des plus embarrassantes dans un bus bondé. Il faut dire que ce jour là, il était mal tombé ... ou plutôt bien en fait. Une gironde jeune femme, la trentaine, était collée à lui. Une dizaine d'année d'écart n'avait jamais rien empêché. Tous les espoirs étaient permis.
Elle était là debout, en train de lire un livre. Et malgré l'inconfort de la situation, la jeune femme n'avait pas l'air de vouloir se laisser distraire. Eric n'arrivait pas à distinguer la couverture. Il ne pouvait qu’admirer son équilibre relatif et sa détermination. C'est ce moment que choisit le bus pour passer violemment sur un gendarme. L'apparente stabilité de la jeune femme était en fait fragile. Si bien que, après l'avoir cogné, elle échangeait avec lui un sourire d'excuse.
La couverture était maintenant visible, elle avait fermé son livre et entreprenait de le ranger. Du Lovecraft ... décidément, quelle veine. Une geekette. Eric n'en pouvait vraiment plus. La femme idéale, celle de ses espoirs les plus fous était en face de lui. Il devait se lancer, là, maintenant. Mais alors qu'elle relevait une mèche de cheveu de son visage, une bague de fiançailles se révélait ... this = null;
Alors que le réseau de bus niortais, TAN, vient de mettre au point une odeur d'ambiance à base d'algues, afin d'attirer une clientèle asiatique. Le transporteur poitevin, VITALIS, a quant à lui annoncé que prochainement un doux fumet de lard grillé serait diffusé, sur ses plus grandes lignes de bus, afin d'y réduire la fréquentation des populations arabes.
Elle était là debout, en train de lire un livre. Et malgré l'inconfort de la situation, la jeune femme n'avait pas l'air de vouloir se laisser distraire. Eric n'arrivait pas à distinguer la couverture. Il ne pouvait qu’admirer son équilibre relatif et sa détermination. C'est ce moment que choisit le bus pour passer violemment sur un gendarme. L'apparente stabilité de la jeune femme était en fait fragile. Si bien que, après l'avoir cogné, elle échangeait avec lui un sourire d'excuse.
La couverture était maintenant visible, elle avait fermé son livre et entreprenait de le ranger. Du Lovecraft ... décidément, quelle veine. Une geekette. Eric n'en pouvait vraiment plus. La femme idéale, celle de ses espoirs les plus fous était en face de lui. Il devait se lancer, là, maintenant. Mais alors qu'elle relevait une mèche de cheveu de son visage, une bague de fiançailles se révélait ... this = null;
Info Exclusive
Alors que le réseau de bus niortais, TAN, vient de mettre au point une odeur d'ambiance à base d'algues, afin d'attirer une clientèle asiatique. Le transporteur poitevin, VITALIS, a quant à lui annoncé que prochainement un doux fumet de lard grillé serait diffusé, sur ses plus grandes lignes de bus, afin d'y réduire la fréquentation des populations arabes.
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mardi 15 mai 2012
This is the story of Proot, the cowboy hat.
In the glommy sun of the farest west ever, was a cowboy. A simple man who had a simple life. And a passion for cows. As a cowboy, this was a pretty handy passion. But one day, after a severe tornado, his herd was decimated. The cowboy was in despair. He decided that his career was over. And he threw down his hat.
Proot was knocked out. Its leather skin ripped. On the back. The hour had come … well, it believed it. A pink car was crossing the desert. In its direction. At a tremendous speed. Soon. The car was closer and closer. Heavy dust clouds were now completely visible. The tires passed close. Proot peeled of the ground. Blowing away on the head of the driver.
"Hey ! What ?" and after a quick look in the rear view mirror "Oooh yeaah !!!".
There is no dead-end, just new beginnings ...
Proot was knocked out. Its leather skin ripped. On the back. The hour had come … well, it believed it. A pink car was crossing the desert. In its direction. At a tremendous speed. Soon. The car was closer and closer. Heavy dust clouds were now completely visible. The tires passed close. Proot peeled of the ground. Blowing away on the head of the driver.
"Hey ! What ?" and after a quick look in the rear view mirror "Oooh yeaah !!!".
There is no dead-end, just new beginnings ...
mercredi 25 janvier 2012
Le Lifting de Mr Caryvhal #2
L'aide à domicile se demande parfois ce que peut bien penser ce pauvre Mr Caryvhal. Il a toujours cet air hébété qu'arbore les plus séniles de ses clients. Il ne l'est pas selon les médecins. Il exsude la maladie et la vieillesse par tous ses ports, mais néanmoins ne laisse pas transparaitre la moindre émotion. Ses yeux sont vides, même un porc est plus expressif.
Des indices d'un passé plus enrichissant pour Caryvhal sont pourtant visibles sur chaque meuble. Sans nul doute aussi dans les autres pièces. Une pile de livres, d'apparence très technique, prend la poussière ... enfin devraient. La pièce est hermétique, aseptisée et ventilée, pas de place les germes et aucune pour la poussière.Un sas a été aménagé dans le vestibule du manoir pour la venue des visiteurs. Il ne s'agirait pas de contaminer les précieux échantillons que sécrète Mr Caryvhal.
D'après les dires de Madame Larchet la voisine, elle arrive à lui soutirer quelques mots. Mais elle n'est plus toute jeune non plus, elle le connait depuis longtemps, peut être fantasme-elle ses réponses. L'aide veut en avoir le cœur net, elle doit tenter quelque chose. Que sait-elle de lui déjà ? Sa deuxième femme Catherine, morte il y a des années, et leur ...
"Votre fils passe bientôt vous voir Monsieur Caryvhal ?"
"Taisez-vous !"
"Eh bien ... appelons ça du mieux. A demain, Monsieur Caryvhal !"
Des indices d'un passé plus enrichissant pour Caryvhal sont pourtant visibles sur chaque meuble. Sans nul doute aussi dans les autres pièces. Une pile de livres, d'apparence très technique, prend la poussière ... enfin devraient. La pièce est hermétique, aseptisée et ventilée, pas de place les germes et aucune pour la poussière.Un sas a été aménagé dans le vestibule du manoir pour la venue des visiteurs. Il ne s'agirait pas de contaminer les précieux échantillons que sécrète Mr Caryvhal.
D'après les dires de Madame Larchet la voisine, elle arrive à lui soutirer quelques mots. Mais elle n'est plus toute jeune non plus, elle le connait depuis longtemps, peut être fantasme-elle ses réponses. L'aide veut en avoir le cœur net, elle doit tenter quelque chose. Que sait-elle de lui déjà ? Sa deuxième femme Catherine, morte il y a des années, et leur ...
"Votre fils passe bientôt vous voir Monsieur Caryvhal ?"
"Taisez-vous !"
"Eh bien ... appelons ça du mieux. A demain, Monsieur Caryvhal !"
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mardi 24 janvier 2012
Le Lifting de Mr Caryvhal #1
"Bonjour Monsieur Caryvhal !"
"B'jour"
"Vous avez passé une bonne soirée ? Y'avait quoi de beau à la télé ?"
"..."
Caryvhal est allongé dans son lit médicalisé. Son fauteuil à bascule tient lieu de table de nuit. La télévision dans l'axe de vision du lit et du fauteuil. Dans un coin des meubles ont été entreposés. Le salon est devenu la chambre de Mr Caryvhal. Serpentant sur le sol une multitude de câbles. Reliés à une multitude de machines. Toute excrétion de Mr Caryvhal est récoltée, analysée et archivée, jusqu'à la plus petite goûte de sueur. Les bienfaits de la médecine moderne, dit-on, la vie assistée.
"Bien, on va se mettre dans le fauteuil, histoire que je puisse faire le lit." Après avoir baissé les rambardes, elle entreprend de le soulever en passant ses bras en dessous de ses aisselles. Alors que sa tête penche en avant, un long filet de bave s'échappe. Il glisse un moment sur le pull de Caryvhal, avant de finir sa course sur le parquet en un choc sonore et humide. L'aide à domicile finit de l'installer puis ramasse prestement la bave pour en nourrir la machine idoine. Elle s'occupe ensuite du lit.
"Ce soir c'est Madame Larchet qui passera. Si vous avez un problème entre temps vous savez quoi faire. Au revoir Monsieur Caryvhal."
"Au revoir"
"Vous savez ... de me dire 'Au revoir' ne rattrape l'impolitesse de ne pas me répondre le reste du temps."
"B'jour"
"Vous avez passé une bonne soirée ? Y'avait quoi de beau à la télé ?"
"..."
Caryvhal est allongé dans son lit médicalisé. Son fauteuil à bascule tient lieu de table de nuit. La télévision dans l'axe de vision du lit et du fauteuil. Dans un coin des meubles ont été entreposés. Le salon est devenu la chambre de Mr Caryvhal. Serpentant sur le sol une multitude de câbles. Reliés à une multitude de machines. Toute excrétion de Mr Caryvhal est récoltée, analysée et archivée, jusqu'à la plus petite goûte de sueur. Les bienfaits de la médecine moderne, dit-on, la vie assistée.
"Bien, on va se mettre dans le fauteuil, histoire que je puisse faire le lit." Après avoir baissé les rambardes, elle entreprend de le soulever en passant ses bras en dessous de ses aisselles. Alors que sa tête penche en avant, un long filet de bave s'échappe. Il glisse un moment sur le pull de Caryvhal, avant de finir sa course sur le parquet en un choc sonore et humide. L'aide à domicile finit de l'installer puis ramasse prestement la bave pour en nourrir la machine idoine. Elle s'occupe ensuite du lit.
"Ce soir c'est Madame Larchet qui passera. Si vous avez un problème entre temps vous savez quoi faire. Au revoir Monsieur Caryvhal."
"Au revoir"
"Vous savez ... de me dire 'Au revoir' ne rattrape l'impolitesse de ne pas me répondre le reste du temps."
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lundi 23 janvier 2012
Il était ... Mr Caryvhal
"On ne commence bien une journée qu'en se touchant le bout des pieds" avait pour habitude de clamer Mr Caryvhal. Mais depuis quelques années déjà, sa santé vacillante ne lui permettait plus guère ce genre d'exercice de souplesse. La maladie l'avait cloué dans son fauteuil, qui lui même avait été cloué au sol. Ses tremblements vifs d'agonisant avaient fini par proscrire la bascule. L'aide à domicile avait déjà dû changer par trois fois les clous de maintien du fauteuil, face à la violence de la tension exercée. Déjà s'entrevoyaient les avant-signes d'une quatrième tournée.
"Eh bien, Monsieur Caryvhal, grâce à vous je deviens de plus en plus bricoleuse ... c'est mon mari qui va être content !" depuis deux semaines qu'elle venait le visiter, elle n'avait jamais pu obtenir de lui autre chose qu'un 'bonjour' ou un 'au revoir'. Elle n'était pourtant pas une débutante dans le domaine. Des dizaines de vieux avaient déjà pu profiter de ses services. Mais elle sentait qu'elle allait pouvoir le classer dans la catégorie des plus revêches. On lui avait pourtant confié que, plus jeune, il avait accompli des tas de choses et que sa conversation risquait d'être intéressante. Qu'il était un témoignage vivant de premier choix d'un temps révolu.
Malgré les irréversibles ravages du temps sur son capital cutané, elle allait devoir trouver le moyen de le dérider.
"Eh bien, Monsieur Caryvhal, grâce à vous je deviens de plus en plus bricoleuse ... c'est mon mari qui va être content !" depuis deux semaines qu'elle venait le visiter, elle n'avait jamais pu obtenir de lui autre chose qu'un 'bonjour' ou un 'au revoir'. Elle n'était pourtant pas une débutante dans le domaine. Des dizaines de vieux avaient déjà pu profiter de ses services. Mais elle sentait qu'elle allait pouvoir le classer dans la catégorie des plus revêches. On lui avait pourtant confié que, plus jeune, il avait accompli des tas de choses et que sa conversation risquait d'être intéressante. Qu'il était un témoignage vivant de premier choix d'un temps révolu.
Malgré les irréversibles ravages du temps sur son capital cutané, elle allait devoir trouver le moyen de le dérider.
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mercredi 10 août 2011
Invasion Normande
"Ce viking a un goût de chips !" avait un anglais soufflé à son compaing accoudé au comptoir du Snack Fish, le meilleur fish&chips normand. Vous devez bien vous douter quelle fut la réaction des autres clients. Un brouhaha digne d'un débarquement avait empli la salle. Les chaises volaient presque alors que les blondes moustaches des autochtones avaient passablement roussies. Que n'avait-il pas dit là ? Oser critiquer en de tels termes les efforts surhumains accomplis afin d'améliorer cette malbouffe typiquement britanique ... quel pire affront que celui là, à part bien sur les moqueries vis à vis de la taille des drakkars. Ces foutus rosbeafs allaient subir la colère d'Odin, le marteau de Thor et la malice de Loki ! ! Ce fut le moment que le second anglais, flegmatique à souhait choisit pour répondre : "Ne voulais-tu pas dire 'frites' ?". Ce à quoi fut répondu un : "C'est ce que je voulais parler ..." et le calme revint.
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mercredi 30 mars 2011
Fal'Citations
Quelques citations de sources plus ou moins sur :
- "Le mystère est une chose, le fromage en est une autre ... on est alors en droit de se demander : Pourquoi La Vache Qui Rit rit ?" disait l'ivrogne au coin de ma rue
- "Le savon est aussi gras que les juifs." disait Hitler
- "Si un français sur deux était végétarien, non seulement notre cheptel de bonne vache française serait plus conséquent mais en plus ... en plus messieurs-dames ... nous aurions moins d'herbe à désherber !" disait Nicolas Sarkozy
- "Avec tout ce que j'ai fais, on s'étonne que je sois en odeur ..." disait Jeanne Calmant peu de temps avant sa mort
- "A défaut de moutons, je me contenterais d'enfants" disait le Pape à Dieu
- "Le temps est venu ... mais déçu du spectacle, il est reparti aussi sec !" disaient autrefois les bédouins
- "C'est un trou ! ... c'est un gruyère ! ... c'est un puis sans fond ! Que dis-je, un puis sans fond ? ... C'est un gouffre !" disait Fred Copulla en parlant de Clara Morgane
- "La vie est dure surtout dans les coups de mou." disait un vigneron
- "La vieillesse c'est comme une carotte sur un bonhomme de neige, c'est fripé de partout, à un bout c'est froid et sec, et à l'autre très humide ..." disait le président des surgelés Picard
- "Ce furent les 30 premières et dernières minutes de ma non-existence." disait un spermatozoïde avant de passer au micro-onde
- "Des fois, j'aime à me soustraire à la réalité mais de moins en moins ces temps ci. Je suis divisé ..." disait Descartes
- "Magique, avec 2 V !" disait un acrobate
- "Quand l'homme s'éteint, la femme aussi ... cet adage capillaire n'est pas réciproque." disait Jean-Louis David
- "La terre est plate ... plate comme ma femme." disait Thalès
vendredi 11 mars 2011
Volte-Face
Du coin de l'œil l'on nous observe. L'oreille bien droite, l'épaule haute. Peu à peu de l'assurance est gagnée. Mine de rien, tout le reste perd son intérêt. Quand d'un coup, tournée franche du buste ! Toisage en règle. Elle ne s'était pas trompée.
Le prime moteur de Naphta vient de nous dévisager, nous, son ancien admirateur. Nous la nommerons ici M tant son identité a déjà été distillé ici-même et tant il est aisé de la reconstituer par l'écrit. Le paradoxe n'est pas loin, l'éden des naphtaholiques a changé et M tout autant.
Une nouvelle rafale d'yeux s'abat sur nous.
En un peu plus de 6 mois, l'ignorance semble s'être transformée en une observation frénétique. Nous avons sans doute aussi évolué. Comment le chainon manquant entre "Néant Par Nibergue" et "Naphtaholic Par Nature peut-il avoir fait place nette aussi rapidement et surtout aussi facilement ? Et pourquoi ce taxon féminin malgré la déception qu'il incarne, de part sa nature superficiellement anticonformiste, fait-il encor luire les pixels orangés de Naphta ?
Sous le prétexte d'un relassage de bottine plus que suspect, s'exécute une dernière œillade.
Nous sommes arrivés.
"Ils nous oublient à l'arrière ..." - MacZde Carpate in "A l'arrière"
Le prime moteur de Naphta vient de nous dévisager, nous, son ancien admirateur. Nous la nommerons ici M tant son identité a déjà été distillé ici-même et tant il est aisé de la reconstituer par l'écrit. Le paradoxe n'est pas loin, l'éden des naphtaholiques a changé et M tout autant.
Une nouvelle rafale d'yeux s'abat sur nous.
En un peu plus de 6 mois, l'ignorance semble s'être transformée en une observation frénétique. Nous avons sans doute aussi évolué. Comment le chainon manquant entre "Néant Par Nibergue" et "Naphtaholic Par Nature peut-il avoir fait place nette aussi rapidement et surtout aussi facilement ? Et pourquoi ce taxon féminin malgré la déception qu'il incarne, de part sa nature superficiellement anticonformiste, fait-il encor luire les pixels orangés de Naphta ?
Sous le prétexte d'un relassage de bottine plus que suspect, s'exécute une dernière œillade.
Nous sommes arrivés.
"Ils nous oublient à l'arrière ..." - MacZde Carpate in "A l'arrière"
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Vadrouille
mercredi 8 décembre 2010
dimanche 5 décembre 2010
Roule ta Bille
Griffonne petit, gribouille petite ! L'Hégémonie du stylo glisse habillement sur la cellulose. Enchainant boucles sur droites et courbes sur points, celui-ci ne jette son encre que pour arriver à bon port. Et quand enfin son flot s'arrête, il doit tirer
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Putrasse
samedi 27 novembre 2010
Ligne Z
A Huard Débiscaillé
La nuit était depuis peu tombé et HuardD attendait sous un abribus. Il était d'humeur moyenne et regardait avec dégout les voitures passer. Son bus avait plus d'une demi-heure de retard et le froid le mordait. Sous l'abribus d'en face, une silhouette humaine déambulait.
L'attention de HuardD c'était fixée sur celle-ci. Ses pas maladroits et ses mouvements anarchiques, lui procuraient une allure des plus singulière. Imperceptiblement pourtant, elle s'avançait en direction de HuardD. Lentement, mais plus que certainement.
HuardD commençait à mieux percevoir cet être. Revêtu d'un long caban usé et taché. Semblable à un fripier ambulant, il se rapprochait. Un mâle barbu, le visage bourré d'ecchymoses, des valises sous les yeux et un mouchoir pendant de sa poche. Une chute.
HuardD n'osait plus bouger. L'autre se relevait péniblement. Il semblait s'être encore affaibli alors qu'il reprenait doucement son périple. Maintenant sa tête ballotait et il agitait fébrilement sa mâchoire. Il avait fini par atteindre le trottoir juste devant HuardD. Ce dernier, le regard figé, tremblait mais pas de froid ...
"'Soir ! Z'auriez pas une garrot ?
- Non, désolé, je ne fumes pas ..."
Le clodo avait accompli son voyage en vain. Il retournait dans la nuit ... rejoindre sa horde.
La nuit était depuis peu tombé et HuardD attendait sous un abribus. Il était d'humeur moyenne et regardait avec dégout les voitures passer. Son bus avait plus d'une demi-heure de retard et le froid le mordait. Sous l'abribus d'en face, une silhouette humaine déambulait.
L'attention de HuardD c'était fixée sur celle-ci. Ses pas maladroits et ses mouvements anarchiques, lui procuraient une allure des plus singulière. Imperceptiblement pourtant, elle s'avançait en direction de HuardD. Lentement, mais plus que certainement.
HuardD commençait à mieux percevoir cet être. Revêtu d'un long caban usé et taché. Semblable à un fripier ambulant, il se rapprochait. Un mâle barbu, le visage bourré d'ecchymoses, des valises sous les yeux et un mouchoir pendant de sa poche. Une chute.
HuardD n'osait plus bouger. L'autre se relevait péniblement. Il semblait s'être encore affaibli alors qu'il reprenait doucement son périple. Maintenant sa tête ballotait et il agitait fébrilement sa mâchoire. Il avait fini par atteindre le trottoir juste devant HuardD. Ce dernier, le regard figé, tremblait mais pas de froid ...
"'Soir ! Z'auriez pas une garrot ?
- Non, désolé, je ne fumes pas ..."
Le clodo avait accompli son voyage en vain. Il retournait dans la nuit ... rejoindre sa horde.
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